Historique

Beaucoup de débats ont eu lieu pendant cette période, mais force est d’admettre que la solution retenue par le gouvernement du Québec en 2006, soit la mise en place de l’Agglomération de Longueuil, n’a pas donné les résultats escomptés. Que ce soit sur la question du financement de l’Agglomération ou encore sur le manque de transparence dans le processus décisionnel, les dix années qui se sont succédé depuis le déploiement de l’Agglomération de Longueuil nous éclairent sur l’impasse à laquelle nous sommes confrontés.

Chronologie des événements

  • En 2000, plusieurs villes de la Rive-Sud de Montréal, dont Boucherville, Brossard, Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Lambert furent fusionnées à Longueuil à la suite de l’adoption de la Loi 170 sur la réorganisation municipale.
  • Des comités de transition furent composés en 2001 afin d’harmoniser un certain nombre de fonctions municipales. En janvier 2002, on assiste à naissance de la nouvelle Ville de Longueuil.
  • Un nouveau gouvernement provincial autorise en 2003 la tenue de référendums d’adhésion aux nouvelles entités municipales créées. Ce processus fut encadré par la Loi 9 qui précise les conditions pour de tels référendums.
  • Un rapport de recherche de l’OCDE établissait que les fusions pourraient engendrer des coûts à long terme et que l’influence citoyenne à l’intérieur de telles entités serait réduite.
  • Le 20 juin 2004, les citoyens et citoyennes de Boucherville, Brossard, Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Lambert votèrent pour défusionner de la nouvelle ville de Longueuil et reconstituer leur municipalité.
  • L’Agglomération de Longueuil voit le jour en 2006 et a comme objectif d’administrer les services communs desservant la Ville de Longueuil et les municipalités reconstituées.
  • Dès sa constitution, la gouvernance de l’Agglomération est un enjeu. Le premier budget de l’Agglomération de Longueuil ne reçoit pas l’aval des maires des municipalités reconstituées.
  • Le 11 décembre 2014, lors d’une conférence de presse, les maires signifient clairement leur insatisfaction quant au fonctionnement, à la gouvernance et au mode de financement de l’Agglomération.
  • Le 14 mai 2015, une résolution a été présentée au conseil de l’Agglomération proposant la formation d’un bureau afin de discuter des problèmes de gouvernance, convenir d’actions à mettre en place relevant du conseil d’Agglomération et proposer au ministre Moreau des modifications législatives en conséquence. Celle-ci a été cavalièrement rejetée.